vendredi 18 mai 2012

Étudiantes et étudiants québécois, ne vous laissez pas abattre

Les vilains insectes de la réaction
bavent ce matin au Québec


Sur Facebook, très beau texte de Thérèse Paquin, une ancienne collègue de l'Université du Québec à Rimouski, sur le mouvement étudiant québécois contre la hausse des frais de scolarité et contre la loi inique -qui va à l'encontre des dispositions de la Charte des droits et libertés- que veut faire voter le gouvernement libéral corrompu que subit le Québec à l'heure actuelle.
Je le cite en entier:

Sommes-nous nés pour ce vilain petit-pain ? se demandaient nos aînés abusés par un pouvoir ignare dominé par les Catholiques de l'époque. Aujourd'hui, leur interrogation serait plutôt formulée ainsi : sommes-nous nés pour subir l'autorité fallacieuse d'un gouvernement qui n'a cessé de progresser dans la perversion et la corruption ?

Je suis bien triste en ce 17 mai 2012. J'ai vécu la révolution des années '70 : tous les espoirs nous semblaient permis pour une société plus éclairée, plus généreuse.

Hélas, au fil des années, nous fûmes noyés dans la tergiversation de nos élus (ceux de la majorité). Nos idéaux envolés dans la tourmente des débats futiles. Qui se délitent, se perdent dans la médiocrité. Comme ceux de ce gouvernement Charest ne s'exprimant que par la voix des tribunaux, des lois, parce qu'il ne sait plus que les êtres humains n'étaient devenus humains que par la conquête de ce droit à la parole (et non aux mots).

Vos revendications, vos contestations, chers étudiants, m'ont redonné espoir, m'ont fait croire que tout n'était pas perdu, que votre force s'était un peu nourrie à même nos efforts pour la conquête de la liberté d'expression. J'espère toujours en vous, ne vous laissez pas abattre.

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