vendredi 24 octobre 2008

Le Kilomètre zéro


Voici le kilomètre zéro d'Espagne que j'ai pu photographier à Madrid à la Puerta del Sol (il m'a fallu le débarrasser de toutes les ombres qui l'obscurcissaient et de quelques petites saletés car, naturellement, il est par terre).
C'est à partir de ce kilomètre zéro que sont calculées toutes les distances en Espagne.
Chaque pays en a un mais c'est le premier que je photographie. Je me demande où est situé celui du Québec.
Il est à Québec, naturellement mais où? Devant le Parlement? Je le recherche. Si vous en avez une photo, s'il vous plaît, expédiez-la-moi.
Celui de Madrid se trouve juste devant ce bâtiment, la Real Casa del Correos (ce lien conduit à une page en espagnol), où, pendant la dictature de Franco, on torturait les opposants au régime (je me souviens maintenant avoir mangé à l'hôtel Meurice à Paris, qui avait été le Quartier général allemand pendant l'Occupation au cours de la Seconde Guerre Mondiale):


jeudi 23 octobre 2008

Température du 23 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Clotaire Rapaille et Nicolas Sarkozy

Intéressante cette analyse de Nicolas Sarkozy faite ce soir à Bazzo.tv par le psychanalyste de la culture, le docteur Clotaire Rapaille.
«C'est un Napoléon Bonaparte, a-t-il dit: il n'est pas Français (il est Hongrois et Bonaparte était Corse), il a la taille de Bonaparte, il a saisi le pouvoir au moyen d'une sorte de coup d'état, il est autocrate et veut bouleverser les institutions de la France, et maintenant, profitant de la crise financière actuelle, il veut être l'Empereur de l'Europe».
Il a aussi été question dans le cours de la conversation de leur commune et dangereuse hyperactivité.
(J'ajoute moi-même quelques éléments au parallèle du docteur Rapaille pour le compléter).
Intéressant n'est-ce pas?

Espérons qu'il se trouvera dans l'entourage de Sarkozy un Talleyrand pour limiter les dégâts et un assassin quand «l'Empereur» sera relégué à l'Île d'Elbe afin de prévenir son retour et un nouveau Waterloo.

Déficit démocratique


Pour que l'on songe à offrir ces moyens d'agir dignes de l'Ancien Régime monarchique me semble le symptôme d'un déficit démocratique -réel ou ressenti- sévère.
Que vous en semble?

Le Rose «Kennedy»

Peut-être n'étiez-vous pas né lors de la parution du numéro de «Life» dont voici la page couverture, au mois d'août 1959. (J'ai emprunté cette page couverture au nouveau module que j'ai ajouté récemment dans la colonne de droite de ce blogue)
Je l'étais, né, moi. C'était le milieu de mon adolescence.
Contrairement à la plupart des gens -qui ne demandent toujours qu'à s'aveugler à propos des États-uniens- je n'aimais pas les Kennedy. Ni les Nixon, leurs adversaires (je fais comme si les candidats étaient un couple, comme le fait cette page couverture).
Mais, comme vous le voyez, il y avait une opération «
people» en faveur des Kennedy: on tentait de les faire élire en les transformant en vedettes.
Comme on le fait aujourd'hui pour Barak Obama.
Comme on l'a fait pour Nicolas Sarkozy.
Pour Kennedy, cela a donné le débarquement de la Baie des cochons contre Cuba, l'intensification de la Guerre du Viet-Nam et la continuation du support aux dictatures sud-américaines (entre autres choses).
Pour Barak Obama, je ne sais pas encore mais je serais très surpris que cela soit de meilleur aloi.
Pour Nicolas Sarkozy, eh bien je crois qu'il faut remonter à la fin du 19e siècle pour trouver un président de la république pareil!
Mais les présidents français de la fin du 19e siècle avaient, heureusement pour la France, moins de pouvoir que Nicolas Sarkozy.
Je ne prévois donc, là non plus, rien de très brillant. Au contraire.
Seulement du temps à passer avec le souhait qu'il ne fasse pas trop de dommages à la République.
Mais remarquez le rose de la robe de Jacqueline Kennedy -qui ne trouvera le plaisir que dans les bras d'Aristote Onassis, après avoir arraché celui-ci à Maria Callas.
Ce rose, c'est ce qu'on appelait à l'époque le «rose Kennedy».
Il se transformera en «noir Kennedy» en 1963 et ne redeviendra jamais rose, -tout au plus rouge sang ou rouge mort- pour les Kennedy.
Peut-être pour les États-Unis.
Souhaitons que le destin de ceux que j'ai évoqués ici -et de leur pays après leur passage- soit différent de celui des Kennedy.
La vraie vedette, la seule artiste dans cette histoire, c'est
Maria Callas, chantant ici l'aria d'une autre abandonnée (par un États-unien cette fois), Madama Butterfly, «Un Bel Di Vedremo» (les paroles italiennes de cette aria sont là):

mercredi 22 octobre 2008

Température du 22 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

La Cerisaie de Tchékhov au Petit Théâtre de l'UQAC

J'ai vu «La Cerisaie»de Tchékhov présentée par «Les Têtes heureuses», samedi soir dernier, au Petit Théâtre de l'UQAC.
Ma femme Denise Pelletier en a parlé sur son blogue (là -clic pour y être).
J'ai partagé son enthousiasme, aussi parlerai-je d'autres choses qui sont un peu reliées mais peut-être de manière lointaine.
Il faut dire que je ne suis pas critique, analyste plutôt.
Je m'attarde donc parfois à certains détails qui me font penser, ou rêver, ... ou partir ailleurs, divaguer.
Ainsi la voix de celui qui tenait le rôle de Lopakhine (Éric Renald) m'a semblé très belle.
C'est le genre de voix que j'aimerais avoir, virile et chaude, enveloppante, rassurante. Il me semble qu'elle me permettrait des conquêtes.
Mais ce n'était pas la voix d'un «moujik» ou d'un fils de «moujik» comme l'était sans doute (il le dit lui-même) celui qu'Éric Renald incarnait.
Elle était sans accent, sans imperfection, «sans classe sociale», dirais-je.
Alors, me suis-je dit, est-ce que l'on a distribué le rôle pour neutraliser en quelque sorte cet aspect du personnage? Cet aspect qui, dans la pièce, explique un peu pourquoi Lioubov, -la propriétaire de la cerisaie qui donne son titre à la pièce-, accorde si peu d'attention à l'amour si évident de Lopakhine pour elle?
Pour souligner davantage l'aveuglement du désir qui entraîne
Lioubov vers sa perte et celle de tous les autres personnages?

Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus toute entière à sa proie attachée.

Jean Racine, Phèdre, Acte I, scène 3, vers 305-306

Car c'est bien comme Phèdre que
Lioubov agit, ainsi que tous les personnages de la pièce qui la «reproduisent» d'une certaine façon, les personnages formant des couples qui se ressemblent les uns les autres, les uns dans ces couples reproduisant effectivement Lioubov, et les autres Lopakhine.
Mais alors, dans cette perspective, Lioubov ne m'a pas semblé suffisamment «racinienne» (ou tragique). Elle était tchékhovienne.
Que je suis bête! N'est-ce pas une pièce de
Tchékhov?
Je reviendrai sur La Cerisaie ou plutôt sur les divagations où la pièce et sa représentation de samedi dernier (18 octobre) m'entraînent.

La Beauté du diable

Le diable dont il est question c'est l'hiver. Sa beauté c'est la neige. Voici, sans beaucoup d'explications ou de sentiments, cette beauté tombée du ciel hier comme un ange déchu.

Le Grand Pin du Parc


Rue





Dentelles d'arbres





(Cliquez les photos pour voir la beauté de plus près)


Moulins à vent d'Espagne

Voici une photo de moulins à vent d'Espagne, prise hélas! d'un autocar en mouvement (il y a un vignoble au premier plan de la photo).
On les voit de la route vers Grenade en compagnie d'élégantes éoliennes.
Ce ne sont sûrement pas ceux que Don Quichotte prenait pour des géants et désirait vaillamment combattre car ils ne se trouvent pas dans La Manche, -le pays de Don Quichotte-, mais en Andalousie, où il ne s'aventurait pas.
Sur la carte ci-dessous, l'Andalousie est en jaune pâle en bas et la Castille-La Manche est en bleu pâle autour de Tolède.


mardi 21 octobre 2008

Température du 21 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi










Et il neige, neige, neige.

Première Neige 2008-2009

Première neige aujourd'hui à Arvida (peut-être même dans tout Saguenay mais je ne suis pas sorti d'Arvida depuis la fin de l'après-midi, au moment où la neige a débuté).
J'ai pris cette photo en guise de preuve (car je ressens cela comme un crime).
Voyez le grand pin, dans le parc près de chez moi, qui protège encore une partie de la pelouse du parc des assauts blancs.
Il ne protège plus rien maintenant que la neige a atteint trois ou quatre centimètres.
Je vous assure que je ne ressens aucune joie.

Église matrice

C'est l'église de mon enfance, St-Dominique de Jonquière.
Comme tout petit catholique baptisé à la naissance (sans connaissance donc, et sans consentement, cela va sans dire), j'ai accompli là, pour faire comme tout le monde, puisque c'est ainsi que les petits humains sont éduqués à devenir les humains qu'ils ne sont pas à la naissance (ils sont en naissant de purs animaux et le resteraient sans jamais devenir des humains si on ne les éduquait pas à le devenir), j'ai donc accompli là mes premiers actes religieux: confession (et vous savez tous -ou vous en doutez un peu- quelle torture c'est de se trouver des péchés quand on ne sait pas ce que c'est qu'un péché et quand tout le monde désire que le péché commis soit un «mauvais toucher» («vous toucher le sexe») sans vous le dire de peur de vous inciter à le faire si vous ne l'avez pas fait), première communion, confirmation.
Longues et ennuyeuses messes du dimanche, parfois les vêpres avec leurs tristes chants.
J'ai fait partie de la chorale, j'avais une voix de soprano baryton.
C'est là qu'ont lieu presque toutes les messes de funérailles auxquelles j'assiste maintenant (ce sont les seules messes auxquelles j'assiste).
Et je suis très content d'y voir les statues de saints et de saintes parce que les iconoclastes considèrent cela comme des idoles et que j'aime les idoles et les statues et hais tous les iconoclastes quels qu'ils soient (voyez, il y a 5 statues en bronze doré sur la façade, celles des quatre évangélistes et celle de saint Dominique).
Même si je n'aime pas les religions et détesterais Dieu s'il venait à exister, je trouve cette église belle et elle fait tellement partie de mon existence mentale que je jauge toutes les églises en fonction d'elle.

Comme toutes les églises québécoises construites au 19e siècle ou dans l'esprit du 19e siècle -époque d'Église catholique triomphante au Québec- elle réunit le roman et l'ogival (gothique).
Elle est grande comme une cathédrale (mais une cathédrale québécoise, soyons modestes) parce que les curés orgueilleux qui l'ont construite espéraient qu'elle le deviendrait.
À cause d'elle je n'ai jamais trouvé que Saint-Pierre de Rome ressemblait à une église (c'est un palais inspiré des palais des Césars et des Basileus ou un temple construit uniquement pour faire concurrence au Panthéon de Rome ou à Sainte-Sophie de Constantinople) et j'ai toujours trouvé que Notre-Dame de Paris était infirme car ses deux clochers ressemblent à des bras coupés.

lundi 20 octobre 2008

Température du 20 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Vélos contre Formule 1 à Valence

Depuis peu, Valence, en Espagne, «jouit» d'un Grand Prix de Formule 1.
Mais une grande partie de la population ne veut pas de ce carnaval de vroum-vroums, de mauvaises odeurs et de pollution.
Les écologistes ne se terrent pas comme, je crois, ceux de Montréal qui, s'ils ne se sont pas joints aux concerts de regrets et de hauts cris qui ont accompagné récemment la nouvelle que le Grand Prix de Montréal n'aurait pas lieu en 2009, ne se sont aucunement réjouis de ce qui m'apparaît à moi comme une excellente nouvelle.
Il y a moyen d'attirer le tourisme sans s'empoisonner.
Les habitants de Valence ont, quant à eux, organisé une immense manifestation, qui a pris la forme d'un énorme défilé de vélos par les rues de leur ville.
Hommes, femmes, enfants, tous étaient de la partie.
Ce défilé a bloqué la circulation automobile (où nous étions pris) pendant des heures et des heures.
Nous avons ressenti quelque impatience mais, à bien y penser, nous avions tort: il faut tout faire pour réduire la superbe des véhicules à pétrole et, bientôt, les faire disparaître.
Voyez en haut et ci-dessous deux photos du défilé prises dans le port de Valence.

dimanche 19 octobre 2008

Température du 19 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Le Pays du jambon

Partout, sur les routes et autoroutes d'Espagne (ici sur la route de Cordoue) on rencontre, comme sur cette photo prise d'un autocar en mouvement, ces immenses panneaux en forme de taureau noir (on peut juger de leur dimension en les comparant aux camions qui circulent sur la route au milieu de la photo).
Je crois qu'on veut faire croire (et qu'on réussit à le faire) que l'Espagne est le pays du taureau (comme il est aussi selon la chanson de Rina Ketty, le pays de la guitare).
Mais le taureau on le tue dans les corridas, on en distribue les oreilles et la queue (je crois) mais on ne le mange pas (ou peut-être les couilles, mais j'imagine que c'est une légende urbaine).
En vérité, je ne sais pas ce qu'on en fait quand il est tué par le matador.
Mais la viande qu'on mange, au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner, au souper, comme entrée, comme plat principal, comme tapas, comme charcuterie, etc. c'est le porc, surtout sous forme de jambon, de jambon cru (serrano).
Il y a même une chaîne de charcuteries (photo de l'une d'elle ci-dessous) à Madrid particulièrement, qu'on appelle «Museo del Jamon».
Dans mon for intérieur (et je suis vraiment très méchant quand je suis dans mon for intérieur puisque personne ne m'y voit et que personne ne m'y entend, excepté moi mais je me scandalise souvent moi-même) je me suis demandé une fois si les Espagnols n'avaient pas expulsé les Juifs et les Musulmans -comme vous le savez, la consommation de porc est interdite par la Bible et le Coran- pour pouvoir manger tranquillement tout leur porc, tout leur jambon, toute la journée (voire même la nuit), sans subir de regards de désapprobation.
En tous cas, sachez que l'Espagne est véritablement le pays du jambon.


samedi 18 octobre 2008

Température du 18 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Encore la mouche du coche


Le président actuel de la République française, Nicolas Sarkozy, est véritablement comme la mouche du coche.
Je sais, le rapprochement a souvent été fait mais on peut encore le vérifier ici au Québec où il vient, en coup de vent (où ne va-t-il pas en coup de vent? N'importe quoi lui est prétexte à partir vite! Éjaculateur précoce?), participer brièvement au Sommet de la Francophonie (un autre théâtre l'attend, d'autres caméras tournent déjà).
Sur la tribune, comme sur la scène internationale, il s'agite, dit ceci, dit cela, dit le contraire de ceci et le contraire de cela, parle à celui-ci, parle à celui-là, sourit, ne sourit pas, avance, recule, va de ce côté-ci, va de ce côté-là...
Et tout cela toujours avec au moins un œil immobile -tantôt celui-ci, tantôt celui-là- fixé sur les objectifs des caméras et des appareils-photos, -tantôt celui-ci, tantôt celui-là-, tentant tantôt de les ramener vers lui quand ils sont fixés ailleurs et tantôt de les garder sur lui quand ils semblent vouloir se fixer ailleurs.

Tout lui est motif d'agitation, c'est-à-dire de gesticulation. Pour des fins de communication.
La crise actuelle, il s'agite et gesticule tant que lorsqu'elle se résoudra il dira que c'est grâce à lui.
Il se mêle d'ailleurs de toutes les crises qui sont à sa portée et même de quelques autres, pour donner l'impression que c'est grâce à lui qu'elles se résolvent.

Évidemment cela fait changement avec l'inactivité têtue de son prédécesseur, Jacques Chirac, toujours empressé (avec une componction qui ne lui seyait guère), de ne pas déplaire à sa belle-famille, comme Rastignac (dans Balzac, quelle suite de «-ac»! On dirait des «couacs») à la famille Nucingen.
On dirait qu'aucun président qui se réclame du Général de Gaulle ou, du moins de sa famille politique (il doit se retourner dans sa tombe), n'arrive à faire ce que celui-ci aurait fait (Pompidou était un valet de naissance avec un vernis littéraire, qui aurait mieux fait comme «secrétaire perpétuel» de l'Élysée).

Seuls Giscard d'Estaing ou Mitterand (qui n'étaient pas de sa famille politique, loin de là) ont réussi un peu à lui succéder.
Pour en revenir à
Sarkozy et au rapprochement avec la mouche du coche, on fait souvent ce rapprochement sans citer la fable (pour les non-littéraires, elle est de La Fontaine, un presque contemporain de Pierre Corneille et de François de Malherbe que vous avez rencontrés dans des notes de cette semaine -ce doit être ma semaine 17e siècle français).
La voici, lisez-la avec
Sarkozy en tête, c'est hallucinant.

Le Coche et la Mouche

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, Vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! Une femme chantait ;
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail, le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Çà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

Vous avez remarqué que je n'ai pas parlé du contenu des interventions de M. Sarkozy. C'est qu'à ma connaissance il n'y en a pas car d'une minute à l'autre ce contenu (pour autant qu'on puisse appeler cela ainsi) change selon les besoins de la mise en vedette de soi. Le contenu des interventions gesticule et s'agite comme celui qui les fait, infiniment soumis aux moindres sauts du vent, de la notoriété ou du désir de ses amis riches (ici au Québec les Desmarais) qui le manipulent comme une marionnette à fil ou lui soufflent ce qu'il faut dire comme une marionnette à ventriloque.
Et, à ce que je vois, il y a des amis riches qui lui disent ce qu'il faut dire et lui font faire ce qu'il faut faire dans chaque pays, même en France.