mardi 10 novembre 2015

Le reliquaire plus vrai que la relique

Ce pied d'or et d'argent décoré de pierreries est un reliquaire.
C'est le dernier reliquaire de la cathédrale de Bâle, en Suisse, dont les responsables ont dispersé  tous les reliquaires lors de l'heureuse conversion de la communauté chrétienne de la ville au protestantisme, au 16e siècle.
Il contiendrait le pied d'un des saints innocents de Bethléem qui auraient été massacrés par les soldats d'Hérode lors de la naissance de Jésus.
Comment retrouver, 300 ans après le massacre (à l'époque de Constantin car, auparavant, les Chrétiens n'avaient pas le loisir de faire ces recherches), le reste de l'un des pieds des massacrés, voilà la question ?
Et puis, ces massacrés, ils n'étaient pas baptisés : comment pourraient-ils être saints ? 
Et comment leurs restes devraient-ils être alors vénérés comme ceux de saints puisque saint Augustin vouait à l'enfer tous les enfants qui mouraient sans être baptisés et puisque l'Église, jusqu'à très récemment (années quatre-vingt du 20e siècle), les vouait aux limbes ?
Les responsables catholiques de la cathédrale ont manifestement été bernés, comme saint Louis qui a payé des milliards pour la couronne d'épines de Constantinople.
Restent l'art, l'or, l'argent et les pierreries, valeurs plus sûres que le baptême, la sainteté, le paradis, le martyre et ce qu'on appelle le christianisme.
Reste le reliquaire, plus vrai que la relique !

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