mardi 10 septembre 2013

L'origine des statues peintes de saints et de saintes

On a trouvé cette statue d'Aphrodite sous la lave de Pompéi (et on l'a appelée « Aphrodite Lovatelli » ou « Vénus Lovatelli » je ne sais pourquoi. À cause du cardinal ou du riche noble qui l'a acquise ou confisquée ?)
Il reste des traces des couleurs que l'on avait appliquées sur le marbre comme vous pouvez le voir.
C'est à cause d'elle (entre autres) que l'on a appris que les Grecs (et les Romains à leur suite) peignaient les statues lesquelles, pour la plupart, nous étaient cependant parvenues « décolorées », ouvrage du temps.
Tant et si bien que, pour nous, civilisation gréco-romaine signifiait « marbre blanc ».
Et tous les sculpteurs, depuis le 16e siècle, de laisser leurs statues « décolorées », disons : absolument blanches.
On a repeint (virtuellement) cette statue d'Aphrodite selon ses couleurs d'origine, celles dont les Grecs mêmes l'avaient peinte. Voici le résultat :


C'est comme les statues de saints et de saintes dans les églises de mon enfance (celles qui avaient le moyen de se procurer des statues).
On voit maintenant d'où venait cette tradition des statues peintes (naturellement elles étaient moins nues qu'Aphrodite, hélas).
Voyez cette statue du « Sacré-cœur de Jésus » : a-t-elle une chance* devant celle d'Aphrodite ?


* Esthétiquement, s'entend. Car sexuellement rien de possible, le « Sacré-Cœur » n'a pas de sexe, les chrétiens le lui ont coupé quand ils ont vu que les Juifs, ses frères, ses coreligionnaires, lui avaient coupé le prépuce.

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