lundi 5 juin 2017

Température du jour à Arvida (5 juin 2017)

Contraste montréalais

Crédit photo : Ninon Pednault/La Presse
  
Dans le cadre d'une « Balade de la paix », qui forme une sorte de musée à ciel ouvert, comprenant sculptures, photographies et autres œuvres d'art, sur la rue Sherbrooke, à Montréal, on a placé cette « Nana danseuse » de Niki de Saint Phalle, devant les vénérables bâtiments de l'université McGill.
La colorée sculpture d'origine française et ce qu'on pourrait appeler, comme les autres universités, la « boîte à diplômes et à recherches » anglophone, forment un heureux contraste qui symbolise bien Montréal.
Ne trouvez-vous pas ?

Les colonnes des thermes Amalienbad

Ce sont ces colonnes sans chapiteaux ni socles, mais semées de petites fleurs, qui m'ont amené à vous présenter cette photo des thermes Amalienbad, à Vienne, en Autriche.
À cause de ces petites fleurs, on pourrait croire que ce sont des colonnes « Art nouveau », mais elles sont plutôt « Art déco » car il leur manque des tiges qui les encercleraient des mille manières pour être « Art nouveau » (et proustiennes).
En voici une de plus près : 

dimanche 4 juin 2017

Température du jour à Arvida (4 juin 2017)


Un simple voile à la fenêtre

« Harmonie en bleu et perle » de James Whistler.
(Sans doute un des modèles d'Elstir, le peintre de « La Recherche » : voir son « autoportrait » au bas de ce billet, pour ceux qui aimeraient donner un visage à Elstir)
Le moyen de rendre présent celui qui regarde cette plage de Dieppe, en 1885, c'est ce voile à la fenêtre , au premier plan et pas les points des Pointillistes et les coups de pinceaux ensoleillés des Impressionnistes.
Un simple voile à la fenêtre !

Variation sur la « Vierge à l'enfant »

Ce n'est pas une « Vierge à l'enfant » mais c'en est sans doute une « variation ».
C'est une mannequin (ou deux, si on compte l'enfant !) présentant une robe de mariée de Jean-Paul Gaultier, lors d'un défilé.

Cet enfant accompagnant la mariée dit quelque chose des mœurs modernes : les gens qui se marient maintenant ont, bien avant de le faire, « consommé le mariage », selon l'antique et désuète expression, et depuis longtemps, dans certains cas, comme on le voit.
Mais, rétroactivement, elle nous dit quelque chose de la naissance de Jésus le Galiléen : son père et sa mère n'étaient pas mariés lors de sa conception, comme les parents de l'enfant de cette photo, seulement « fiancés ».
Pour utiliser un mot antique et désuet, lui aussi, Jésus le Galiléen était un « bâtard ».
Et encore davantage si son véritable père n'était pas Joseph, le fiancé de Marie, mais, comme le prétendent les dogmes, Dieu.

samedi 3 juin 2017

vendredi 2 juin 2017

Température du jour à Arvida (2 juin 2017)

Il pleut tant et il fait si froid

À tout prix, les pommetiers tentent de fleurir mais il pleut tant et il fait si froid.
Quelles fleurs sortiraient par ce temps ?

Wilde trumpiste ?

Cela semble rationnel à prime abord : qu'est-ce que qu'on a à faire de gens qui vivront lorsqu'on sera mort ?
Mais quand on y réfléchit, l'indifférence à l'égard de la postérité découle de courtes vues : une œuvre révèle des choses, parfois différentes de celle qu'imaginait son auteur, à toutes les générations qui suivent celle qui l'a vue naître, en plus de celles qu'elle révèle à celle-ci.
Et son auteur écrit pour ces générations aussi, même s'il n'en a cure.

Et les actions que posent aujourd'hui ceux qui ne sont pas écrivains ont de l'importance pour les gens qui vivront dans l'avenir, comme pour les gens qui vivent dans d'autres nations.
Oscar Wilde semble ici adopter les courtes vues qu'on pensait appartenir exclusivement à des gens de l'espèce de Trump : est-il ironique ou sérieux ?

Lièvre et significations

J'ai photographié cette sculpture de Barry Flanagan au musée des beaux-arts de Montréal, la semaine dernière.
Elle s'intitule « Le Joueur de tambourin ».
Il semble que le lièvre soit une figure emblématique de l'art de Flanagan.
Le lièvre est un animal peureux et la sculpture me semble, dans les circonstances actuelles, révélatrice d'autre chose : celui de ce caractère fondamental du peuple des USA d'être peureux : l'élection de Trump permet d'en prendre conscience et permet d'expliquer, rétroactivement, l'amour effréné que ce peuple porte aux armes, du simple révolver aux bombes thermonucléaires.
(Armes qu'il prétend « défensives »)
Et la figure du lièvre permet d'expliquer l'amour, également effréné, que son (évidemment pleutre) gouvernement porte aux invasions et aux occupations préventives des pays étrangers.

Pauvre planète avec un tel habitant !

Y a-t-il besoin de traduire !
Cela ne peut-être que vulgaire, en cette langue et par ce politicien !
Faites-vous traduire la page de droite si vous n'y comprenez rien et formulez le souhait que le constat qui y est inscrit se réalise au plus vite !

jeudi 1 juin 2017

Température du jour à Arvida (1er juin 2017)


Le haïku de la petite église blanche


Le haïku de la petite église blanche

seule au bord du fleuve
livrée aux vents mécréants
et aux flots hostiles


Demain ?

Crédit photo : Agence France-Presse
  
« De quoi demain sera-t-il fait ? »
Voilà une question qu'heureusement, elle ne se pose pas.
(C'est une femelle, dit-on)
« Y a-t-il des feuilles de bambou quelque part ? »
 C'est ce que demandent ses grands yeux maquillés tristes !