mercredi 6 novembre 2013

La ravageuse pestilence du pouvoir

https://fr.wikipedia.org/wiki/Percy_Bysshe_Shelley

Et le pire est que, quand on en possède même seulement un peu, on ne s'aperçoit pas qu'on est pollué par cette pestilence ravageuse du pouvoir, selon l'expression de Shelley dans la Reine Mab : on fait ce que nos « compagnons et compagnes de pouvoir », pour ainsi dire, font.
Si on a des doutes à propos de la légitimité de leurs actes, si on a des scrupules devant ce qu'ils font, on se dit vite, tant l'imitation semble avoir des avantages pour nous, qu'ils ne les poseraient pas s'ils ne s'étaient enquis de la légitimité de ce qu'ils faisaient.
On se pardonne ses propres fautes en se disant que, puisque les autres les commettent sans remords, ce ne sont sans doute pas des fautes.
On pue mais de la même puanteur que ceux qui nous entourent, comme quand, fumeur soi-même, on se trouve dans un groupe de fumeurs : on ne sent pas cette puanteur que sentent pourtant ceux qui ne fument pas.
Nos complices deviennent nos amis. 
Et nos anciens amis lucides des casse-pieds.

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