mardi 18 septembre 2012

Chat de papier

C'est un chat de papier -un chat origami- que ceux qui n'aiment pas les chats me reprocheront sans doute d'afficher ici ce matin,
Mais je le trouve intéressant ce chat depuis quelque temps et je n'ai pas beaucoup de temps pour faire des recherches ce matin pour vous présenter autre chose car je dois partir au gym.
Il me semble que le chat de papier mérite un coup d'œil.
Il mériterait peut-être un poème ou une comptine : j'en ajouterai un ou une plus tard.
Revenez le voir.
Je suis de retour du gym, il est midi vingt maintenant.
Je me suis avisé que le chat de papier n'avait pas d'yeux, moi qui aime tant les yeux : le pauvre chat est aveugle.
Plutôt qu'un poème sur les chats je vous présente donc une fable de Florian qui met en scène un aveugle et un paralytique. Vous en trouverez vous-même la morale mais elle est transparente et elle est au début de la fable plutôt qu'à la fin comme dans les fables de La Fontaine:

L'Aveugle et le Paralytique

Aidons-nous mutuellement :
La charge des malheurs en sera plus légère ;
Le bien que l'on fait à son frère
Pour le mal que l'on souffre est un soulagement.
Confucius l'a dit ; suivons tous sa doctrine.
Pour la persuader aux peuples de la Chine,
Il leur contait le trait suivant :
Dans une ville d'Asie
Il existait deux malheureux :
L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux,
Ils demandaient au ciel de terminer leur vie :
Mais leurs cris étaient superflus ;
Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique.
Couché sur un grabat dans la place publique,
Souffrait sans être plaint ; il en souffrait bien plus.
L'aveugle, à qui tout pouvait nuire,
Était sans guide et sans soutien,
Sans avoir même un pauvre chien
Pour l'aimer et le conduire.
Un certain jour il arriva
Que l'aveugle à tâtons, au détour d'une rue,
Près du malade se trouva ;
Il entendit ses cris ; son âme en fut émue.
Il n'est tels que les malheureux
Pour se plaindre les uns les autres.
"J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres :
Unissons-les mon frère, ils seront moins affreux.
- Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère,
Que je ne puis faire un seul pas ;
Vous-même, vous n'y voyez pas :
A quoi nous servirait d'unir notre misère ?
- A quoi ? répond l'aveugle, écoutez : à nous deux
Nous possédons le bien à chacun nécessaire :
J'ai des jambes, et vous des yeux.
Moi, je vais vous porter ; vous, vous serez mon guide ;
Vos yeux dirigerons mes pas mal assurés ;
Mes jambes, à leur tour, iront où vous voudrez.
Ainsi, sans que jamais notre amitié décide
Qui de nous deux remplit le plus utile emploi,
Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Un tuto pour le chat en origami?

Jack a dit…

Hélas, je n'en ai pas.

Publier un commentaire