dimanche 3 mai 2026

Propreté des thermes et bains publics romains

L’image des bains publics de Pompéi, longtemps associés au raffinement romain, est aujourd’hui égratignée par une nouvelle étude qui fait état d’une tout autre réalité. Les bassins étaient rarement renouvelés. L’eau y stagnait, souillée par de l’urine, de la sueur et des résidus organiques, dans lesquels s’immergeaient les habitants de la cité antique lorsqu’ils se lavaient. Avant l’installation d’un aqueduc romain au Ier siècle de notre ère, le peuple dépendait essentiellement des puits et de citernes, un système qui rendait le renouvellement de l’eau laborieux… donc rare.
Publiée dans la revue PNAS, l’étude, menée par huit chercheurs allemands et autrichiens, se base sur l’analyse chimique des dépôts de calcaire accumulés dans les canalisations, les bassins et les puits de la ville, plus tard détruite par l’éruption du Vésuve.

 

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