mardi 7 février 2017

Le troisième péril interne de la démocratie c’est le populisme, qui est l’envers pervers de la démocratie


À l'occasion de la mort de Tzvetan Todorov, cet ancien réfugié de l'empire soviétique, une interview sur son dernier ouvrage « Les ennemis intimes de la démocratie », dont voici un extrait, en guise d'introduction :

Le troisième péril interne, enfin, de la démocratie [...]  [c]’est le populisme, qui est l’envers pervers de la démocratie puisqu’il s’agit là de consulter le peuple, et que, bien évidement, la démocratie sans le peuple, n’est plus, par définition, la démocratie. Car le populisme, dont l’inconvénient majeur est de chercher une adhésion immédiate et totale des masses populaires, se prête souvent à la manipulation médiatique la plus outrancière et facile, avec, comme but, une prise de décision, de la part de ces mêmes masses, sous le seul coup de l’émotion et donc en dehors de toute rationalité. Ce risque de manquer ainsi du discernement nécessaire aux décisions importantes, pour la communauté, constitue un réel danger pour le bon fonctionnement, à travers la juste et adéquate séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), de toute démocratie digne de ce nom.

L'interview est ici!

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