lundi 20 avril 2015

Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,/De ta jeunesse ?

Il y a un tel contraste entre l'apparence de Verlaine et ses poèmes !
Il a l'air d'un faune ou d'un diable et ses poèmes, quand ils ne sont pas pornographiques, sont si angéliques.
Mais qu'y peut-on ?
Ce poème, je ne le comprenais pas beaucoup quand j'étais jeune, je le comprends maintenant que j'ai l'âge de Verlaine à la fin de sa vie et j'éprouve les remords qui y sont exprimés :


Le ciel est, par-dessus le toit,
Si beau, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.


La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte,
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit,
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville. 
 
-Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse?





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