mercredi 18 mars 2015

Le cadavre du Christ mort dans la tombe

C'est le tableau intitulé « Le Corps du Christ mort dans la tombe » de Hans Holbein le jeune.
En le voyant, Dostoïevski est si troublé qu'il écrit que « ce tableau peut faire perdre la foi ».
Il en fera une longue description dans L'Idiot.
On peut comprendre la crainte de Dostoïevski
Le critique Saint-Marc Girardin écrit, en effet, une décennie ou deux avant que le romancier russe voit le tableau : « C'est un cadavre qu'Holbein a peint, ce n'est pas le corps d'un Dieu enseveli. »
C'est un cadavre d'homme qui est peint, pas un cadavre de Dieu (impossible, puisqu'un Dieu n'est pas mortel !)
Le Christ ne serait donc qu'un homme, craint Dostoïevski, et son corps aurait pourri sans ressusciter ?
Voyez :
1. La tête du cadavre (voit-on la marque de la couronne d'épines ?) :


2. Sa poitrine :


3. Sa main noircie sur laquelle on ne voit pas la trace du clou :


4. Ses pieds, également noircis, où la marque des clous paraît à peine, si elle paraît :


Je ne sais pas quelles étaient les croyances d'Holbein : il a fui la Réforme mais il s'est réfugié à la cour d'Angleterre sous Henry VIII, le schismatique, où il a fait une carrière éclatante.
Peut-être, ce corps mort de celui que les églises chrétiennes prétendaient (et prétendent encore) leur fondateur représente-t-il ce que ces églises ont fait du christianisme, de la doctrine de Jésus-Christ qu'elles prétendent transmettre : un cadavre pourrissant !

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