vendredi 13 mars 2015

La basilique dédiée à une pure fiction chrétienne

C'est la voûte du chœur de la basilique Sainte-Anne à Beaupré (photo de l'extérieur de la basilique au bas de ce billet).
Pour donner de l'éclat au mythe (qui n'en n'a pas beaucoup*) d'Anne, la mère de la Vierge et la grand-mère de Jésus, on y a formé comme une deuxième trinité dans la fresque que vous y apercevez.
Voyez-la de plus près :

Une trinité de deux femmes et d'un enfant, placée sous la protection de Dieu le Père coiffé d'une tiare papale (quelle déchéance pour un dieu que cette triple couronne tant dévoyée puisqu'elle coiffe le chef d'une religion dont le prétendu fondateur a bien souligné que son royaume n'était pas de ce monde et qu'il fallait rendre à César ce qui était à César !).
Et la Vierge qui, dans la réalité, ne savait sans doute pas lire, ne pouvait pas savoir lire puisqu'elle était une femme, tient pourtant un livre (la Torah) dont elle semble présenter des passages à l'enfant.
Mais, vous le savez, la religion chrétienne n'en est pas à une trinité près !
Ni à un pieux mensonge près !
Voici la voûte de la nef de la basilique, dédiée à sainte Anne à cause de la reine Anne d'Autriche, femme de Louis XIII, en l'honneur de laquelle, au début de la fondation de la Nouvelle-France, on a établi ce sanctuaire : 

Je l'aime bien cette voûte où l'on raconte, en image et en paroles, les péripéties (fictives la plupart du temps) de la vie de la grand-mère de « Dieu » comme on raconte, en mosaïque et en paroles, les péripéties de la vie de son petit-fils, voire des ancêtres bibliques de celui-ci, dans la cathédrale de Monreale, en Sicile.
Voyez cette péripétie par exemple où l'on raconte l'apprentissage de la lecture, par la sainte, au Temple de Jérusalem (les femmes y étaient-elles admises ?), où elle n'habitait pourtant pas :

Des histoires pieuses !
Voici une vue de l'extérieur de la basilique, élégante combinaison d'architecture romane (surtout) et d'architecture gothique :



* Aucun texte du Nouveau Testament (ni de l'Ancien) ne mentionne le nom d'Anne comme grand-mère de Jésus. Seul un prédécesseur du grand-prêtre Caïphe, qui aurait condamné Jésus, s'appelle Anne.


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