mardi 7 février 2012

Regarder commettre le mal sans rien faire

J'ai été témoin dans ma vie de beaucoup de circonstances où l'on faisait le mal au nom, disait-on, d'intérêts supérieurs.
Et dont tous excusaient les auteurs en épousant le point de vue des coupables pour se justifier de fermer les yeux.
(Ou pour ne pas déplaire à leur patron: «Si le patron, ou le pape, ou le Führer, ou le chef le veut, cela doit être bien!»).
Ils se rendaient ainsi complices du mal, j'imagine sans remords.
Je me promettais de le dénoncer dès que l'occasion se présenterait.
Je le fais parfois dans ce blogue, quand l'occasion se présente.
Ceux qui se sont faits complices du mal à l'époque m'en veulent de le faire, eux qui, à cause de leur complicité, sont maintenant aussi coupables que ceux qui l'ont perpétré.
(Ils ont des remords qu'ils camouflent (à eux aussi) sous la haine d'autrui).
Je persiste.
Être haï de coupables et de complices de coupables ce n'est pas très douloureux.
Einstein disait (je le cite ci-dessus) que «
[l]e monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.»
Je ne serai pas de ceux qui ont regardé sans rien faire.
Voici Einstein à vélo.
Je me sers de cette photo pour faire des reproches à ceux qui se servent sans remords de leur voiture, à tort et à travers.
Et ces reproches s'adressent aussi à moi-même, héautontimorouménos.

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