jeudi 23 février 2012

Et s'il n'y en a qu'un seul?

Remarquez que Freud utilise le mot «homme» pour désigner les humains qui acceptent la civilisation en hypocrites plutôt que d'être vraiment et réellement civilisés.
Je ne sais pas s'il l'a fait exprès mais il exclut ainsi les femmes de son jugement.
Qu'il l'ait voulu ou non, il a raison, même si c'est malgré lui: les femmes sont, en plus grand nombre que les hommes, des humains civilisés.
C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles elles n'ont jamais occupé, excepté par un heureux hasard, des positions de premier plan dans l'histoire humaine.
Et je dirais que, lorsqu'elles l'ont fait, elles sont devenues presque aussi peu civilisées que des hommes.
Ces personnes civilisées sont si peu nombreuses qu'il n'y a aucun dirigeant politique, économique ou religieux actuel qui en fait partie.
Même si l'un ou l'autre de ces dirigeants est une femme.
Et si je remonte dans l'histoire aussi loin que je le peux, il n'y a jamais eu, à ma connaissance, aucun dirigeant humain, dans une sphère quelconque, qui en a fait partie jusqu'ici.
Certains artistes, certains écrivains, certains savants, peut-être certains anachorètes inconnus, en ont fait partie.
Peut-être y en a-t-il à l'heure actuelle parmi nous, mais aucun ne s'agite fébrilement sur les écrans et ceux qui les connaissent sont aussi rares qu'eux-mêmes.
Et s'il n'y a qu'un seul humain qui soit civilisé, l'humanité barbare mérite-t-elle à cause de lui d'être sauvée?

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