jeudi 22 novembre 2012

L'impôt obésité

Ce qui est surtout illégal au Japon ce n'est pas tellement l'obésité en tant que telle, c'est un certain tour de taille qui va au-delà d'une certaine mesure et qui menace la santé des personnes tout en grevant les budgets de l'État et/ou des compagnies d'assurances-santé.
Pour une fois où l'on peut concilier les deux (santé des personnes et équilibre des budgets) je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas.
On surtaxe bien alcool et tabac en poursuivant le même objectif dans les autres pays développés.
Si on ne veut pas suivre l'exemple du Japon -où l'on surveille les tours de taille de manière active en en rendant l'examen annuel obligatoire- on pourrait plutôt, à la manière du tabac et de l'alcool, taxer les tours de taille (un examen chez le pharmacien ou à la régie de l'assurance-automobile, ou qu'importe, suffirait et hop, l'impôt !)
Il ne faut pas oublier que dans l'empire créé par les Arabes après l'Hégire ou dans l'empire créé par les Ottomans, c'est ainsi qu'on a obtenu (forcé) en Égypte, en Afrique du nord, dans les Balkans et en Asie mineure notamment (voire en Espagne), la conversion à la religion musulmane de millions de chrétiens.
Pas en établissant l'illusoire supériorité du Coran et d'Allah.
La peur de l'impôt est une puissante motivation.
Grâce à l'impôt (conséquent) des millions d'obèses se « convertiraient » à la maigreur ou, en tous cas, à une taille raisonnable.
Ou non, s'ils désirent plutôt payer l'impôt supplémentaire.
Cette conversion-là serait beaucoup plus utile à tous que la conversion religieuse, ne trouvez-vous pas ?
(L'article où on décrit l'interdiction japonaise est ici).

2 commentaires:

orfeenix a dit…

C'est un point de vue intelligent et original mais je reste convaincue qu' on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux et que l' on doit rester libre de son propre bien ou de son propre mal.

Jack a dit…

Il ne s'agit pas vraiment ici de bonheur mais (un peu) de santé et, beaucoup, de l'équilibre du budget de l'État.
L'argent, c'est ce qui a toujours préoccupé exclusivement l'État.
Quant au bonheur, oui, laissons les gens se rendre malheureux seuls, je suis d'accord.

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