vendredi 30 novembre 2018

Température du jour à Arvida (30 novembre 2018)


L'Infâme du Panthéon

https://www.books.fr/linfame-du-pantheon/
Celui que Books (ici) appelle ainsi « l'infâme du Panthéon » c'est Jean-Jacques Rousseau, né dans la république de Genève mais ayant fait carrière en France.
Son tombeau a été érigé au Panthéon de Paris par les successeurs du gouvernement de la Terreur (Robespierre, Saint-Just et autres scélérats), lors de la Révolution de 1789, non pas parce qu'il a abandonné les cinq enfants qu'ils a faits à sa maîtresse (on ne sait pas ce qu'ils sont devenus, abandonnés ainsi) mais parce qu'il a écrit « Du Contrat social ».
Cela me semble, à moi, une mauvaise raison : ce n'est pas parce que quelqu'un a fait quelque chose qu'on juge bien qu'on doit passer sous silence ses erreurs ou ses crimes : de toute façon, il y a bien peu d'humains qui soient vraiment admirables !
Voici les vers d'une épitaphe, composés en 1802 par le curé Alexandre-Joseph Guyot qui expliquent la position de ceux qui jugent Rousseau indigne du Panthéon (et Voltaire, le négrier, l'est tout autant, selon moi) :

CI gît l’auteur du Contrat social,


Destructeur acharné de l’amour filial :

Hypocrite écrivain, par les devoirs de mère

Qu’il anéantissait comme époux, comme père.

Bizarre ami, perfide citoyen,

De la société brisa le doux lien :

A cinq enfants il donna l’être,

Et dès l’instant qu’il les vit naître,

Le monstre !… impatient de s’en voir délivré,

Par l’instinct scélérat d’un cœur dénaturé,

Les arracha du sein de leur mère éplorée,

Sans qu’elle en pût jamais savoir la destinée.

Passants : indignés, attendris,

De ces infortunés vous entendez les cris :

L’écho plaintif et lamentable

En retentit autour, de la tombe exécrable ;

Pleurez le sort de ces enfants.

Vous tigres, vous lions de nos climats brûlants,

De ce père inhumain vengez le crime atroce ;

Accourez… pénétrez le caveau radieux ;

Et par tous les efforts de votre âme féroce,

Traînez son urne infâme hors du temple des dieux !

Voici une autre vue du tombeau de « L'infâme »:

Le haïku de l'oiseau de Minerve




Le haïku de l'oiseau de Minerve

ô chouette aux yeux bleus
pour pouvoir voler toujours
implore Minerve



jeudi 29 novembre 2018

Température du jour à Arvida (29 novembre 2018)


Le haïku du spectacle gâché



Le haïku du spectacle gâché

tempête de neige
un vieillard avec deux cannes
gâche le spectacle


Le mammifère enragé

Vous connaissez sûrement ce mammifère enragé !
Je ne comprends pas que les municipalités ne fassent pas des règlements très sévères à son sujet : le garder dans une cage, tripler la taille des laisses qu'on utilise pour le promener et les raccourcir pour pouvoir l'étrangler un peu quand il s'enrage et menace les autres êtres !
Cela aurait dû être fait depuis des centaines de milliers d'années!

mercredi 28 novembre 2018

Température du jour à Arvida (28 novembre 2018)


Oui ! le Mot !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dolores_Prato
Un « mot profond et beau justement parce qu'on ne sait pas trop ce qu'il dit. »


Oui, tout-puissant! tel est le mot. Fou qui s’en joue !
Quand l’erreur fait un nœud dans l’homme, il le dénoue.
Il est foudre dans l’ombre et ver dans le fruit mûr.
Il sort d’une trompette, il tremble sur un mur,
Et Balthazar chancelle, et Jéricho s’écroule.
Il s’incorpore au peuple, étant lui-même foule.
Il est vie, esprit, germe, ouragan, vertu, feu ;

Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu.


Cortège funèbre

Peut-être n'est-ce pas seulement le cortège funèbre de leur frère arbre abattu et tronçonné que suivent ces animaux, nos sœurs et nos frères, mais celui de toute la forêt et, peut-être, celui du monde, leur monde et le nôtre, notre monde !

mardi 27 novembre 2018

Température du jour à Arvida (27 novembre 2018)



Les poteaux électriques en béton armé

Ce qui a étonné le petit Québécois naïf que j'étais en arrivant en France dans les années 70 (peut-être le suis-je encore) : ces poteaux électriques en béton armé, que l'on n'a jamais vus, à ma connaissance, au Québec.
Je sais maintenant qu'on en trouve presque partout dans le monde, excepté au Québec, au Canada et peut-être aux USA (je n'en suis pas sûr pour les USA car je n'en ai visité qu'une partie du nord-est, New York et le centre et le nord de la Floride).
Mais que cela était étonnant pour moi !

J'avoue que je les trouve plus beaux que nos poteaux de bois.
Voyez-en quelques variétés et songez à toutes les formes que l'on pourrait leur donner, jusqu'aux plus artistiques :




Pourquoi l'hiver déjà ?

Crédit photo: Guillaume Levasseur/Archives Le Devoir

 Je ne sais pas ce que vous voyez dans cette photo, mais, moi, j'y vois toute la détresse de l'hiver à ce temps-ci de l'année.
Pourquoi tant de neige déjà ?
Pourquoi tant de froid qui oblige à empiler sur soi (et sur les pauvres enfants) tant de couches de vêtements ?
Pourquoi devoir se rendre à l'école (ou à la garderie pour les plus petits) ?
Bref, pourquoi l'hiver si tôt ?
Et pour tant de longs mois encore ?
C'est si désespérant quand on hait non seulement l'hiver mais aussi les pseudo pays de soleil, dans le sud, avec leurs plages peuplées et décevantes, et leur également décevante nourriture, et leurs loisirs surfaits !

lundi 26 novembre 2018

Température du jour à Arvida (26 novembre 2018)


Procès bienvenu

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/201811/26/01-5205596-rechauffement-climatique-demande-daction-collective-contre-ottawa.php?fbclid=IwAR0fC-IijNSbsAomfdLKfgpaLUCG8ZSokSova8RAxg2f3krZkYYmepNygmM
Enfin, on va obliger ces gens qui ne songent qu'à se faire réélire ou à profiter des avantages de leur élection à songer plutôt à ce pour quoi on les élit.
(L'article est ici).

Une « vanité » comme sculpture

Une « vanité », c'est un tableau où la mort se trouve représentée parmi des manifestations de la vie.
Ici la « vanité » est une sculpture où la mort ronge la vie pour se représenter.
Un beau visage est rongé ici et se découvre ce que sa chair recouvre.

dimanche 25 novembre 2018

Température du jour à Arvida (25 novembre 2018)


Avec sa langue

Quelle corrosive réponse à la mièvrerie chrétienne :
« Jésus t'aime », dit celle-ci !
Sans preuve !
« Mais Satan fait cela avec sa langue », répond-on !

Sans plus de preuve, mais avec perspectives plus agréables !
Que d'esprit qui n'est pas saint, heureusement !

La question du lion (le roi des animaux)

Survivrai-je ?, se demande-t-il.
Nous nous posons la même question, en ce qui nous concerne !
Lui craint l'assassinat, voire le génocide, nous, c'est de notre suicide collectif qu'il est question !

samedi 24 novembre 2018

Température du jour à Arvida (24 novembre 2018)


La moue de Jésus

La réaction du Galiléen Jésus (que certains appellent « Seigneur ») s'il vivait encore et s'il apprenait comment fonctionnent les églises qui se réclament de lui et de son message.

Un démon familier des prélats

Un tel démon, il y en a au moins un derrière chaque prélat, la plupart du temps invisible mais d'autant plus puissant !
Et de plus en plus grand quand le prélat monte dans la hiérarchie ecclésiastique, la perversité de celui-ci s'accroissant !

Où en est le présent hiver ?

Courage, mes sœurs et mes frères !
Courage !

vendredi 23 novembre 2018

Température du jour à Arvida (23 novembre 2018)


La saison pointilliste

Crédit photo : ©Andrea Comi/Getty Images

Il neige tant à Varenna, sur les bords du lac de Côme, en Italie, que, plutôt que devant une photo, on dirait que l'on se trouve devant un tableau pointilliste.
L'hiver est effectivement une saison pointilliste, si cela se trouve : la saison des mille flocons ou « points » de neige, de toute taille.
Que l'Italie n'en soit pas affligée, comme nous le sommes tant !

Même le café

Tant de significations dans ces bulles, toutes plus effrayantes les unes que les autres !
Politiques, sociologiques, socio-culturelles, économiques, alimentaires, etc.

Je vous laisse le soin de les tirer de vos réflexions !

mardi 20 novembre 2018

Température du jour à Arvida (20 novembre 2018)


Mauvais souvenir de Rome

Nous avons pris place, un soir, à l'une de ces petites tables, sous les arcades de la Piazza della Repubblica, à Rome, avant de nous rendre à la gare Termini, tout près.
Nous pensions y manger mais ce qu'on nous a servi était si dégueulasse que nous n'avons pas pu y toucher beaucoup : les choses (on ne peut pas parler d'aliments) les plus mauvaises que nous avons pu goûter en Italie.
Presque impossible à imaginer quelque chose de tel dans ce pays.
Le souvenir de cette place n'est donc aucunement grandiose, comme vous pouvez l'imaginer, malgré sa proximité avec les thermes de Dioclétien, dont une partie est, évidemment, transformée en église (vous pouvez en deviner la façade, en haut de la photo, au centre : il y a une croix, suprême insulte à Dioclétien).
Voici, de plus près, la façade de cette insultante église :

La polluée piscine des riches

On pourrait intituler cette photo « Comme si la mer n'était qu'une piscine » !
Une piscine de riches, évidemment !
Mais maintenant que la mer est pleine de plastiques, ils en avaleront tant que, peut-être, ils périront tous !
Surtout ceux qui proviennent de pays dont les révolutions ont été faites pour établir l'égalité de tous (même aux dépens de leur liberté : vous voyez de quels pays je parle ?)

lundi 19 novembre 2018

Température du jour à Arvida (19 novembre 2018)


Alexandre et le grand-prêtre juif

Dans une mosaïque juive d'époque romaine, découverte récemment à l'intérieur d'une synagogue, près du lac de Tibériade, une représentation du grand-prêtre juif (peut-être un Maccabée) parlant de son Dieu (Yahvé) avec Alexandre le Grand (de son doigt, le prêtre désigne ce qu'il croit être le lieu de résidence de ce Dieu).
La mosaïque représente aussi les soldats macédoniens et grecs, à la droite d'Alexandre.
Les voici :


Les libérateurs sont sans doute en route vers l'Égypte où Zeus Ammon, un autre Dieu d'aussi peu d'existence que Yahvé, reconnaîtra le roi de Macédoine comme son fils, à l'oasis de Siwa.

Douce blancheur

On vante la bancheur de la neige d'hiver !
Moi je préfère la blancheur des fleurs du printemps !
Celle des fleurs d'amélanchier, par exemple !
Et l'air printanier !

dimanche 18 novembre 2018

Température du jour à Arvida (18 novembre 2018)


Fenêtre de la Grande Allée

C'est la fenêtre d'un restaurant de la Grande Allée, à Québec, où nous étions attablés en septembre dernier.
Je ne nommerai pas le restaurant tant les plats n'y sont pas cuisinés par de vrais cuisiniers.
Le restaurant est à l'étage et, outre la fenêtre, je voulais photographier son embrasure, à cause de l'épaisseur du mur que vous voyez.
Épaisseur énorme par laquelle les constructeurs du bâtiment voulaient sans doute combattre le froid qui s'abat sur la ville l'hiver.

Je ne crois pas qu'ils aient atteint leur but, car le froid n'est pas bien combattu par la pierre, quelle que soit l'épaisseur du mur dont elle est le matériau.
Voici une photo de la fenêtre elle-même et du spectacle qu'on pouvait apercevoir dans la rue :


Une colonne du musée Picasso de Malaga

C'est une des graciles colonnes entourant le patio à deux étages du musée Picasso de Malaga.
(La deuxième photo est un zoom sur l'original chapiteau, peut-être mudéjar, de celle-ci).
Le musée occupe le Palacio de Buenavista (page en espagnol au bout de ce lien) qui date du 16e siècle.
La plupart des œuvres du musée lui ont été données ou prêtées par des enfants de l'artiste :
 
La collection du musée repose sur les donations faites par Christine Ruiz-Picasso, qui comprenait 133 œuvres (14 peintures à l'huile, 9 sculptures, 44 dessins, un cahier de dessin de la série de Royan comprenant 36 dessins et 58 gravures, et 7 céramiques), et par Bernard Ruiz-Picasso comprenant 22 œuvres (5 peintures à l'huile, 2 dessins, 10 gravures, 5 céramiques). À celles-ci se sont ajoutées 49 œuvres prêtées par ces mêmes héritiers comprenant 23 peintures à l'huile, 2 sculptures, 7 dessins, 5 gravures et 12 céramiques.


Voici une vue du patio :  

samedi 17 novembre 2018

Température du jour à Arvida (17 novermbre 2018)


Le bigaradier de Malaga

Il faisait exceptionnellement froid, à Malaga, le 23 mars dernier (comme les jours précédents et suivants), mais ces amères oranges de Séville (nommées en français, « bigarades »), dans leur  oranger, disons bigaradier, résistaient aux éléments.
Si amères que nul ne les cueille, sauf quand les Anglais en commandent pour confectionner leur marmelade, dont, si je ne me trompe, les Espagnols ont importé le nom (« mermelada ») pour en baptiser toutes les sortes de confitures.
Amères, amères, les oranges de Séville.

Le haïku des flocons



Le haïku des flocons

ces flocons scandale
ils désirent s'infiltrer
sous mon chaud pelage