dimanche 30 septembre 2018

Un Jésus-Christ de chemin de croix propret et de belle prestance

Cette statue vue de dos de Jésus-Christ, manifestement touchée légèrement par les canons de l'art déco, appartient au « chemin de croix » de l'Oratoire Saint-Joseph, située, comme le savent mes visiteurs québécois mais sans doute pas les autres provenant de pays étrangers, sur le mont Royal, à Montréal.
Je ne vous la présente pas pour que vous l'admiriez (je ne l'admire pas moi-même) mais pour vous signaler l'ordre impeccable de sa coiffure et de son vêtement.
(Son vêtement d'ailleurs a toutes les caractéristiques d'une soutane et, je n'en doute pas, fait partie de l'opération millénaire de l'Église catholique visant à faire passer ses prêtres pour d'autres Jésus-Christ, afin que ceux-ci puissent dominer l'âme et, surtout, le corps des naïfs fidèles, si vous savez ce à quoi je fais allusion).

Cette statue appartient à un « chemin de croix » où l'on représente Jésus, torturé de diverses manières, si l'on en croit les Évangiles, et qui sera bientôt crucifié dans des souffrances sans nom : comment sa coiffure et son vêtement pourraient-ils être comme on les voit, sans un cheveu qui dépasse et sans taches ni sang ni saletés ?
Cette statue me semble bien illustrer le traitement que l'Église catholique et les autres églises chrétiennes ont infligé à celui qu'elles proclament leur fondateur et à son aventure : il est propret et de belle prestance, comme les prélats qui sont les profiteurs de ses souffrances et de sa mort horrible, qu'ils ne connaîtront jamais dans les palais qu'ils habitent, entourés de domestiques et des soins qu'on donne aux riches dans notre monde !
Cette statue de « chemin de croix », à l'insu de ses auteurs et de ses commanditaires, les trahit !

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