samedi 19 août 2017

Température du jour à Arvida (19 août 2017)


Le diable inventé pour « discipliner le peuple »

Un sujet d'actualité, dans « Books », hier (ici) : le diable, dont le pape actuel vient pourtant de nier l'existence.
Voici ce qu'on en dit :

[L]es mots diabolisation et surtout dédiabolisation ont été fréquemment employés pendant [la] campagne présidentielle [française]. Satan n’en demandait pas tant, lui qui perd en influence depuis des siècles. La crainte du diable a en effet atteint son sommet au début de l’époque moderne. Dans sa nouvelle biographie de Belzébuth « Le diable et ses anges », l’éminent historien de philosophie médiévale, Kurt Flasch rappelle que les grandes chasses aux sorcières, ces femmes censées être possédées par le diable, datent des XVIe et XVIIe siècles. Ces traques étaient une autre version des procès en hérésie. L’Eglise leur reprochait en fait moins de vénérer le diable, que de ne pas aimer dieu. Car le diable est une invention totalement chrétienne, souligne Flasch.
Son personnage ne s’impose vraiment que dans le Nouveau Testament. Dans les écrits précédents, il n’est pas réellement présent. Il n’est pas le serpent du péché originel. Il n’est pas l’ « Adversaire » de Job, qui est présenté comme l’un des fils de dieu, un instrument destiné à éprouver Job. Les livres d’Amos et d’Isaïe réfutent totalement son existence. Alors pourquoi prend-il tant d’importance par la suite ? Car il est très utile. Selon Flasch, l’élite spirituelle l’emploie dans un but bien précis : discipliner le peuple.


En réalité, ce sont les religions mêmes qu'on a inventées pour « discipliner le peuple ». 
On sait maintenant que les religions, qui ont inventé le diable, sont, en réalité, un autre visage du diable !
Le diable en est une « mise en abyme » par elles-mêmes ! 
Une invention qui constitue, évidemment, un aveu involontaire !

Perfection et beauté

Corollaire : tout ce qui est parfait donne la nausée !

vendredi 18 août 2017

Température du jour à Arvida (18 août 2017)


Le Crucifié de Botero

Une œuvre profonde de Botero !
Un Jésus-Christ crucifié dont la taille est plus appropriée aux prélats et fidèles actuels des églises qui le réclament comme fondateur.
Et ce n’est pas que de goinfrerie (ou gourmandise, selon le vocabulaire canonique) que ce crucifié,  ces prélats et fidèles souffrent, mais de la plus crasse cupidité !

Comme tous les autres riches que vous connaissez !

Les prétendus « self-made-mans » n'existent pas

Je ne sais pas vraiment qui est Don Marquis (il a certainement des Francophones de la Nouvelle-France parmi ses ancêtres) mais je sais, par Wikipédia, qu'il est un très sympathique écrivain et humoriste étasunien (voyez ici), mort dans les années trente du 20e siècle.
Ainsi, il est d'autant plus crédible quand il déboulonne un mythe étasunien, celui du « self-made-man », en laissant entendre que celui qui est devenu riche par un travail acharné l'est devenu, en réalité, par le travail acharné de quelqu'un d'autre (voire de plusieurs autres).
Nul n'arrive à un quelconque sommet par ses seuls moyens : les prétendus « self-made-mans » n'existent pas !

mercredi 16 août 2017

Température du jour à Arvida (16 août 2017)


Graffitis de Pompéi

Extrait d'un article intitulé « Les Murmures de Pompéi » d'Emily Gowers, publié dans « Books », cette semaine (ici) :


Quand Pompéi fut redécouvert, au XVIIIe siècle, nul ne s’intéressa beaucoup au foisonnement de graffitis incrustés dans ses murs. Les responsables des fouilles étaient trop occupés à emporter de volumineuses œuvres d’art à l’esthétique réjouissante, qu’ils offraient en trophées aux rois Bourbon. Il fallut donc attendre le milieu du XIXe siècle et l’archéologie « romantique » pour qu’un directeur de musée ouvert d’esprit, Francesco Maria Avellino, ait la bonne idée de commencer à conserver ces vestiges moins prestigieux, mais fragiles. Des milliers d’entre eux subsistent encore, parfois in situ, parfois détachés avec leur plâtre d’origine. Chateaubriand et l’évêque Wordsworth firent aussi partie des enthousiastes de la première heure. Tous deux ont su voir le charme « primitif » de ces gribouillages insignifiants en apparence mais qui sauvaient du néant les opinions tapageuses, et parfois inconvenantes, d’habitants réduits au silence de façon spectaculaire : les vicissitudes de l’école (« Si Cicéron t’ennuie, tu recevras le fouet »), les affres de l’amour (« Rufus aime Cornélia »), les menaces (« Gare à celui qui chie ici »), les campagnes électorales (« Cuspius édile ») et les insultes (« Narcisse est un enculé de première »).

Un pur bonheur ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fiodor_Dosto%C3%AFevski
Je crois que, dans les circonstances, la question de Dostoïevski s'adresse à tous ceux qui s'opposent systématiquement (sous des prétextes divers) à l'accueil des réfugiés en provenance de pays malheureux ou qui les persécutent.
Mais, hors circonstances, elle s'adresse à tous les gens qui croient que leur bonheur est pur du malheur des autres.

Quelqu'un dit perles ces crachats




...

Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à quelqu'un
nécessaires ?
C'est que quelqu'un désire
qu'elles soient ?
C'est que quelqu'un dit perles
ces crachats ?

mardi 15 août 2017

Température du jour à Arvida (15 août 2017)


Le serpent doré

Ce serpent doré prend la forme d'une esperluette.
Ce caractère a, dit-on, été inventé par Tiron, le secrétaire et affranchi ami de Cicéron, avec mille autre signes sténographiques pour transcrire les discours de Cicéron au Sénat et dans les tribunaux.
Comme à l'origine, dans la sténographie de
Tiron, il signifie « et » et joue le rôle de cette conjonction de coordination là où il est utilisé.
Mais il est surtout utilisé, en français, dans les raisons sociales de compagnies : le présenter comme un serpent doré menaçant est donc une prise de position sociale et politique, que je partage.
Et je suis aussi d'accord pour lui enfoncer un clou dans la tête, comme dans celle des dirigeants accablés sous les bonis qu'on leur verse en plus de leur salaire de base. 
C'est le serpent du paradis terrestre, celui qui en a chassé pour toujours les humains que nous sommes.

Le haïku du pays natal des dieux

Crédit photo : ©Lemonan/Stock/Getty Images


Le haïku du pays natal des dieux

ciel et terre grecs
pays natal de nos dieux
beautés sataniques

lundi 14 août 2017

Température du jour à Arvida (14 août 2017)


Le haïku des nuages d'orage


Le haïku des nuages d'orage

nuages d'été
le bleu du ciel s'encolère
nuages d'orage

Racisme orignal ?

Peut-être suis-je raciste !
Je préfère cet orignal blanc à ceux d'une autre couleur que l'on voit parfois sur les routes forestières du Québec et dans les photos.
Malgré sa tête qui ne me semble pas très sympathique (quel horrible nez !), je trouve cet orignal blanc plus beau que ses frères marrons.
J'ai tiré cette photo d'une vidéo tournée en Suède et que l'on a publiée dans le journal « Le Monde ».
Et il n'est pas albinos, cet orignal blanc, mais le fruit de l'activation d'un gène récessif.
Vivement des troupeaux d'orignaux blancs !
Je suis sûr qu'ainsi ce sera plus facile de sauver leur espèce menacée !
(Excusez mon racisme orignal !)

dimanche 13 août 2017

Température du joiur à Arvida (13 août 2017)


Les amoureux et les époux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Pope
Eh oui, qu'on se le dise chez ceux qui, mariés, se conduisent comme des amoureux sans l'être : « Les amoureux rêvent, les époux sont réveillés », leur rappelle Alexander Pope.
Des époux ne se conduisent pas comme des amoureux !
Même si certains en sont aussi !

Le sarcophage dit d'Alexandre à Istanbul

C'est le sarcophage dit d'Alexandre au musée archéologique d'Istanbul.
En réalité ce sarcophage est celui du roi Abdalonyme de Sidon, un contemporain et protégé d'Alexandre qui l'avait placé sur le trône de ses ancêtres dans cette ville de Phénicie.
Mais le sarcophage est un hommage du roi à Alexandre que l'on voit sculpté sur celui-ci ; vous le voyez à cheval (Bucéphale, évidemment), à gauche.
Voici un zoom sur lui :


Comme coiffure, il a une tête de lion qui semble lui dévorer le haut du crâne : c'est une marque de divinité.
Je n'ai, hélas, pas visité le musée archéologique d'Istanbul, les organisateurs du tour où nous étions préférant nous amener longuement chez des marchands de tapis et autres bijoux qui ne nous intéressaient pas (sans doute pour rentabiliser le tour : ah ! les marchands du Levant !).
Il y a également (et entre autres) une sphinge, sur ce sarcophage, que j'aurais bien aimé voir.
La voici :
Une occasion à jamais perdue pour moi !

Une fontaine de verre Lalique

C'est la « Fontaine aux poissons », une œuvre art déco de René Lalique, créée en 1937.
Elle est au musée Lalique à Wingen-sur-Moder.
Ces poissons qui sautent pour former les jets d'eau de la fontaine sont le fruit d'une idée magnifique.
Voici un zoom sur quelques-uns de ces poissons :


samedi 12 août 2017

Température du jour à Arvida (12 août 2017)


« Le Joueur de guitare » et sa guitare du 18e siècle

Dans ce tableau intitulé « Le Joueur de guitare » (on dirait aujourd'hui « Le Guitariste »), de Jacob van Schuppen, on voit l'aspect  (ou l'un des aspects) qu'empruntaient les guitares au début du 18e siècle.
Celle que l'on voit est plus petite que celles d'aujourd'hui.
Je me demande quels sons pouvaient en sortir !
Un zoom ?