jeudi 30 juillet 2015

Situations pédagogiques

La différence entre la photo de la tour Eiffel, à gauche, et l'aquarelle de la tour, à droite, me fait penser à un sentiment que j'ai très souvent éprouvé, jadis, en corrigeant les travaux que me remettaient les étudiants sur un sujet dont nous avions parlé dans un cours.
La tour Eiffel de la photo, c'est ce que je croyais avoir dit du sujet ; celle de l'aquarelle, ce qu'en avaient compris les étudiants en général, selon les travaux que j'avais sous les yeux.
Mais parfois, la situation s'inversait en quelque sorte : l'aquarelle était ce que j'avais le sentiment d'avoir dit et la photo ce qu'un(e) brillan(e) étudiant(e) avait compris.
Évidemment, l'année suivante, sur le même sujet, j'empruntais l'explication de l'étudiant(e) pour la faire mienne, sans toujours révéler sa provenance (mais je le faisais de plus en plus souvent, me semble-t-il, au fur et à mesure que je prenais de l'expérience).

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