mardi 6 février 2018
Œuvre de givre
Œuvre d'art ? Simple givre en ayant l'apparence ?
Qu'importe, c'est mon regard qui crée !
Comme en présence de toute chose !
Chacun est le créateur : voici des tiges de givre gravées dans le verre.
Créées par mon regard et mon esprit !
Ou par un artiste dont je ne connais pas le nom et dont mes yeux re-créent l'œuvre !
Qu'importe, c'est mon regard qui crée !
Comme en présence de toute chose !
Chacun est le créateur : voici des tiges de givre gravées dans le verre.
Créées par mon regard et mon esprit !
Ou par un artiste dont je ne connais pas le nom et dont mes yeux re-créent l'œuvre !
lundi 5 février 2018
Chez les oiseaux, les choix esthétiques des femelles sont un moteur de l’évolution.
Dans Books, il y a quelques jours (ici), cette réflexion sur le rôle de la beauté dans l'évolution des oiseaux, avec cette conclusion : « Chez les oiseaux, les choix esthétiques des femelles sont un moteur de l’évolution. »
Voici le texte de la réflexion :
Le plumage coloré du quetzal, le chant extraordinaire de l’outarde houbara ou les techniques de séduction élaborées des manakins étaient réputés indiquer leurs qualités reproductives. Longtemps, les biologistes ont considéré la beauté d’un oiseau comme une sorte de panneau indicateur. Elle n’était pas censée avoir d’intérêt en soi. « Ces idées ont saturé la culture populaire. Dans les pages de Vogue ou les cabinets de chirurgie esthétique, vous pouvez lire que la beauté est le révélateur de la qualité d’une personne », déplore l’ornithologue américain Richard Prum. Son dernier livre, The Evolution of Beauty, « dédaigne les biais masculins qui caractérisent l’essentiel de la psychologie évolutionniste », assure Ed Yong dans The Atlantic, qualifiant même l’auteur de « féministe ».
Prum réhabilite la théorie de la sélection sexuelle exposée par Darwin dans La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle, ouvrage postérieur à L’origine des espèces. Complémentaire de la « lutte pour la vie », elle a été volontairement ignorée par les scientifiques de l’époque. Ceux-ci lui reprochaient de donner trop de pouvoir au sexe féminin.
Darwin démontre en effet que, chez certaines espèces, ce n’est pas le plus fort qui survit mais le plus beau, et que c’est aux femelles que revient ce choix. Cela lui permet d’expliquer la pérennité de comportements et de caractères physiques qui semblent a priori être des obstacles à la survie.
Chez l’argus géant (une sorte de faisan), le mâle aurait ainsi acquis les longues plumes de sa queue au fil des générations du fait de la préférence des femelles. Qu’elle soit à l’origine arbitraire ou le reflet d’une autre qualité, cette préférence a créé un cercle vertueux. Les mâles avec les plus beaux plumages avaient plus de descendants— et leur transmettaient cette caractéristique, permettant ainsi à la nouvelle génération d’attirer à son tour plus de partenaires. Prum considère cette sélection sexuelle comme « un mécanisme important et même central de l’évolution des oiseaux », souligne l’historienne des sciences Erika Lorraine Milam dans le magazine Science. Par exemple, il affirme que la structure plane des plumes peut avoir changé pour porter des motifs colorés, et s’est avérée accessoirement pratique pour voler. » Selon l’ornithologue, la pression civilisatrice des femelles est visible aussi chez l’être humain. Par leurs choix esthétiques, les femmes auraient transformé l’attitude des hommes.
Voici le texte de la réflexion :
Le plumage coloré du quetzal, le chant extraordinaire de l’outarde houbara ou les techniques de séduction élaborées des manakins étaient réputés indiquer leurs qualités reproductives. Longtemps, les biologistes ont considéré la beauté d’un oiseau comme une sorte de panneau indicateur. Elle n’était pas censée avoir d’intérêt en soi. « Ces idées ont saturé la culture populaire. Dans les pages de Vogue ou les cabinets de chirurgie esthétique, vous pouvez lire que la beauté est le révélateur de la qualité d’une personne », déplore l’ornithologue américain Richard Prum. Son dernier livre, The Evolution of Beauty, « dédaigne les biais masculins qui caractérisent l’essentiel de la psychologie évolutionniste », assure Ed Yong dans The Atlantic, qualifiant même l’auteur de « féministe ».
Prum réhabilite la théorie de la sélection sexuelle exposée par Darwin dans La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle, ouvrage postérieur à L’origine des espèces. Complémentaire de la « lutte pour la vie », elle a été volontairement ignorée par les scientifiques de l’époque. Ceux-ci lui reprochaient de donner trop de pouvoir au sexe féminin.
Darwin démontre en effet que, chez certaines espèces, ce n’est pas le plus fort qui survit mais le plus beau, et que c’est aux femelles que revient ce choix. Cela lui permet d’expliquer la pérennité de comportements et de caractères physiques qui semblent a priori être des obstacles à la survie.
Chez l’argus géant (une sorte de faisan), le mâle aurait ainsi acquis les longues plumes de sa queue au fil des générations du fait de la préférence des femelles. Qu’elle soit à l’origine arbitraire ou le reflet d’une autre qualité, cette préférence a créé un cercle vertueux. Les mâles avec les plus beaux plumages avaient plus de descendants— et leur transmettaient cette caractéristique, permettant ainsi à la nouvelle génération d’attirer à son tour plus de partenaires. Prum considère cette sélection sexuelle comme « un mécanisme important et même central de l’évolution des oiseaux », souligne l’historienne des sciences Erika Lorraine Milam dans le magazine Science. Par exemple, il affirme que la structure plane des plumes peut avoir changé pour porter des motifs colorés, et s’est avérée accessoirement pratique pour voler. » Selon l’ornithologue, la pression civilisatrice des femelles est visible aussi chez l’être humain. Par leurs choix esthétiques, les femmes auraient transformé l’attitude des hommes.
IT WAS THE FRENCH WHO CHOOSE TO ABANDON MONTRÉAL -INDEED OF ALL NEW FRANCE
Cette vue est accompagnée d'un texte en anglais, publié dans un hebdomadaire anglophone de Montréal (The Suburban), que je vous cite tel quel car sa traduction m'est, pour le moment, impossible à cause du mélange de tristesse et de rage que j'éprouve en le lisant (c'est moi qui ai mis en majuscules une partie du texte) :
Finally, with the Treaty of Paris, the Seven Years War came to an end. The French were exhausted militarily and financially in Europe and in North America. THE HISTORIES OF THE TREATY NEGOTIATIONS DEMONSTRATE THAT THE BRITISH WERE OPEN TO ALLOWING THE FRENCH TO TAKE MONTRÉAL BACK AGAIN, CONTRARY TO WHAT IS POPULARLY TAUGHT TODAY, IT WAS THE FRENCH WHO CONCLUDED THAT THEY DID NOT HAVE THE RESOURCES TO MAINTAIN ALL THEIR POSSESSIONS AND COLONIES AND CHOOSE TO ABANDON MONTRÉAL -INDEED OF ALL NEW FRANCE except for St.Pierre and Miquelon - but keep Guadeloupe and its lucrative spice trade.
Le texte complet, plein d'erreurs, est ici.
dimanche 4 février 2018
samedi 3 février 2018
Mouchetage
Crédit photo : © Andrea Pucci/Getty Images
Ce sont des toits de tuiles d'Urbino, la patrie du doucereux peintre si apprécié que tous les peintres du dimanche essaient d'imiter dans leurs peintures sucrées.
(Ce peintre c'est Raphaël, qu'on a inhumé dans le Panthéon, à Rome, et dont je suis incapable d'apprécier la peinture).
Ce qui me plaît, en revanche, dans ces toits, c'est leur étrange mouchetage : on n'a pas tenté de mettre toutes les tuiles de la même couleur.
Peut-être que lorsqu'on a dû les réparer on n'a pas trouvé les tuiles de la même couleur que la couleur d'origine et qu'on s'est résigné à en mettre d'autres couleurs, sait-on ?
Quoi qu'il en soit, ce mouchetage est le contraire de ce fondu qui était le but ultime de Raphaël dans ses toiles.
Ce fondu que je n'aime pas puisqu'il est une sorte de perfection, la perfection de l'uniformité, alors que le mouchetage, lui, est un éloge de l'imperfection, du hasard, de la diversité, de l'hérésie.
vendredi 2 février 2018
Économie contre Nature
C'est ce minuscule et rare animal, appelé « rainette faux grillon de l'Ouest », qui est menacé par des projets du Port de Montréal à Contrecœur, au Québec.
Il reste très peu d'individus de cette espèce, en effet, et leur population est concentrée dans la région de Contrecœur.
On ne sait pas qui l'emportera de l'animal ou de l'économie, mais on s'en doute un peu.
Un zoom sur le charmant animal ?
Il reste très peu d'individus de cette espèce, en effet, et leur population est concentrée dans la région de Contrecœur.
On ne sait pas qui l'emportera de l'animal ou de l'économie, mais on s'en doute un peu.
Un zoom sur le charmant animal ?
jeudi 1 février 2018
Bleue de froid
Même Prague semble bleue de froid dans cet épouvantable hiver !
S'il pouvait donc rapidement finir !
S'il pouvait donc rapidement finir !
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