mardi 5 décembre 2017

Température du jour à Arvida (5 décembre 2017)


C'est une chose au fond que je ne puis comprendre/Cette peur de mourir que les gens ont en eux


Pour toutes les morts, non seulement pour les morts d'aujourd'hui mais pour toutes, ce poème de Louis Aragon :

C'est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes


Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent des voix


D'autres qui referont comme moi le voyage
D'autres qui souriront d'un enfant rencontré
Qui se retourneront pour leur nom murmuré
D'autres qui lèveront les yeux vers les nuages


Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant


C'est une chose au fond que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont en eux
Comme si ce n'était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre


Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle



Le génocide culturel des Francophones au Canada

Cette photo représente des membres du Ku-Klux-Klan du Canada.
Le drapeau de la Grande-Bretagne que vous voyez était l'un des fiers drapeaux officiels du Canada, à l'époque (on le voit parfois encore aujourd'hui).
Les membres de cette association poursuivaient de leur haine non seulement les Noirs, comme aux États-Unis, mais aussi ceux qu'on appellera plus tard les « Nègres blancs d'Amérique », les Québécois et les Francophones du Canada.
L'influence de ces suprémacistes linguistiques s'exercera sur tous les gouvernements canadiens à majorité anglophones qui, tour à tour, avec la complicité tacite du gouvernement fédéral canadien, votèrent des lois pour interdire l'enseignement du français et les écoles françaises dans leur juridiction, afin de consommer le génocide culturel des Francophones  qui était (et est toujours) l'objectif premier, quoique secret, de la fondation de la « confédération » canadienne et du régime d'union qui a précédé celle-ci :

1. En 1864, la Nouvelle-Écosse ferme les écoles françaises ;

2. En 1871, le Nouveau-Brunswick le fait à son tour ;

3. En 1877, l'Île-du-Prince-Édouard suit le mouvement génocidaire ;

4. 1892, l'Alberta et la Colombie-Britannique suivent ;

5. En 1896, le Manitoba le fait à son tour ;

6. En 1902, la Saskatchewan ; 

7. En 1917, l'Ontario. 

À la suite de ces lois et de ces interdictions, l'assimilation des Francophones fut prodigieuse (et l'est encore) et fait en sorte que seuls les Québécois (à qui on impose le bilinguisme anglais-français, dans l'ordre) restent majoritairement francophones dans la sorte de réserve francophone (mais bilingue) que constitue le Québec, comparable aux réserves où les Amérindiens sont contenus et voués, comme les Francophones, à la disparition.

Sauvagerie

Ces touffes de poils aux oreilles, quelle sauvagerie !
La mienne serait aussi grande si je ne me rasais les oreilles, depuis quelques années.
Damnée sauvagerie !
Et sans la beauté de cet animal, en plus !

lundi 4 décembre 2017

Température du jour à Arvida (4 décembre 2017)

Rilke

Deux des « Quatrains valaisans », écrits en français par Rainer Maria Rilke, né en ce jour, en 1875 :

 
C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.


Vois, la lumière ne pèse point
sur ces obéissants contours
et, là-bas, ces hameaux, d'être loin,
quelqu'un les console toujours.


Le haïku de la lumineuse grâce


Le haïku de la lumineuse grâce

une pluie d'étoiles 
embrasse la terre blanche
lumineuse grâce



Le sport

En outre, la pratique professionnelle (parfois même amateure) de certains sports inflige aux athlètes d'inguérissables blessures physiques et mentales.
Et les spectacles sont tout aussi édifiants ! 

dimanche 3 décembre 2017

Température du jour à Arvida (3 décembre 2017)


Le haïku de la lune de décembre

C'est la lune de décembre que ma femme a photographiée, à l'instant, de la fenêtre de son boudoir.
On ne peut demander photo plus belle de la lune car, malgré un nombre infini d'essais, mais nous ne sommes jamais arrivés à en prendre d'aussi belles.


Le haïku de la lune de décembre

lune de décembre
blanche pupille du ciel
vois belle la Terre


C'est l'hiver

C'est l'hiver, c'est l'hiver, c'est l'hiver !

vendredi 1 décembre 2017

Température du jour à Arvida (1er décembre 2017)


La poupée de chiffons

 Crédit dessin : Érik Tartrais

La poupée de chiffons !
On le constate aujourd'hui même avec les aveux de culpabilité de Michael Flynn !

Le loup et le petit chaperon rouge

Crédit dessin : Érik Tartrais/Le Point

Où l'on constate que le conte du « Petit Chaperon rouge » prend encore un peu plus de sens ces temps-ci.
Le loup s'appelle de tous les noms de harceleurs et de violeurs actuels qui vous viennent en tête. 
Et de noms que vous ne connaissez pas encore et d'autres noms que vous ne connaîtrez jamais, hélas !

Soif d'un baiser

Soif d'un baiser 
   

Comme une ville qui s'allume

Et que le vent vient embraser,

Tout mon cœur brûle et se consume,

J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser.

Baiser de la bouche et des lèvres

Où notre amour vient se poser,

Pleins de délices et de fièvres,

Ah ! j'ai soif d'un baiser !




Baiser multiplié que l'homme

Ne pourra jamais épuiser,

O toi, que tout mon être nomme,

J'ai soif, oui d'un baiser.

Fruit doux où la lèvre s'amuse,

Beau fruit qui rit de s'écraser,

Qu'il se donne ou qu'il se refuse,

Je veux vivre pour ce baiser.




Baiser d'amour qui règne et sonne

Au cœur battant à se briser,

Qu'il se refuse ou qu'il donne

Je veux mourir de ce baiser.