jeudi 18 septembre 2014

Vue de Montréal en 1801

Cette aquarelle représente Montréal à partir de l'île Sainte-Hélène, en 1801.
Elle est de George Heriot (page en anglais au bout de ce lien), un employé civil des forces d'occupation britanniques.
On peut présumer, à cause de son nom, qu'il descendait d'un huguenot français réfugié en Angleterre après la Révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV, une autre erreur de ce roi qui passe pour grand auprès des Français.
On n'en finirait pas d'énumérer toutes les erreurs politiques, militaires et religieuses qu'il a commises : à mon avis, il aurait dû se limiter à la pratique de la danse, de l'architecture ou de l'art des jardins, où il me semble avoir excellé.
Dans l'aquarelle de Heriot, outre les remarquables bouleaux du premier plan, dont les couleurs des feuilles semblent indiquer qu'on est en automne, on peut voir le mont Royal, en arrière-plan, immense et vierge des constructions dont la spéculation capitaliste, religieuse et institutionnelle l'a surchargé.
Et l'on peut voir que la petite ville qu'était à l'époque Montréal était comme recroquevillée sur le rivage du fleuve.

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