dimanche 15 septembre 2013

Le sang d'Écosse

C'est le « Royal Mile » à Édimbourg, cette voie qui s'étend entre le « palais de Holyrood » et le château d'Édimbourg, sur les hauteurs de la ville, et passe devant la cathédrale Saint-Gilles.
Le tableau est de Louis H Grimshaw, le fils du peintre Louis Atkinson Grimshaw (page en anglais au bout de ce lien), et le fils ne jouit d'à peu près aucune référence sur la Toile, le père occupant toute la place.
Le père était le « peintre du crépuscule ».
Il faut croire que le fils a imité le père puisque le « Royal Mile » est ici représenté au crépuscule.
Mais le tableau m'a frappé à cause de la couleur du sang qui y éclate.
Ce sang qui représente bien l'histoire de l'Écosse toujours assiégée par les Anglais et dont plusieurs rois (et des reines) ont été exécuté(e)s sur les ordres des monarques anglais.
Parfois ils leur avaient été livrés par leurs propres sujets.
Plus de sang écossais encore a été versé, me semble-t-il, à l'époque de Marie Stuart et de ses fils et petits-fils.
Les traces du sang de Rizzio, secrétaire et amant de la reine, dont le corps ensanglanté a été laissé 9 jours sur le sol du «  palais de Holyrood », sont encore visibles de nos jours.
Je n'évoquerai pas la décapitation de Marie Stuart ordonnée par Élizabeth I, et celle de Charles I, petit-fils de la reine Marie, ordonnée par Cromwell, l'un des nombreux auteurs anglais du multiséculaire génocide des Irlandais.
Ni les déprédations et meurtres ordonnés par John Knox, sous l'inspiration de Calvin, et poursuivis pendant de longs siècles sur toute la Terre sous prétexte d'établir la véritable religion chrétienne (sic).
Vengeance ? C'est de la catholique Marie Stuart que descendent aujourd'hui les monarques d'Angleterre -à qui il est pourtant interdit d'être catholiques- et non de son bourreau, Élizabeth I
Je n'ai pas vu le « Royal Mile » au crépuscule mais quand on connaît l'histoire d'Écosse et que l'on passe à n'importe quelle heure du jour devant la cathédrale Saint-Gilles (dont on voit la flèche dans le tableau) ou près du « palais de Holyrood », on sent comme une odeur de sang, rouge comme le couchant.

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