lundi 8 juillet 2013

Un évêque des premiers temps

C'est la représentation de l'évêque Lazare d'Aix-en-Provence (il est peut-être saint, on ne sait) à l'abbaye Saint-Victor à Marseille.
Son histoire est tortueuse car il aurait été nommé évêque par un empereur usurpateur (Constantin III, début 5e siècle) et destitué par l'empereur « légitime », Honorius, après la défaite et l'exécution de l'usurpateur.
Cela nous apprend qu'église chrétienne et empire romain ne faisaient qu'un, puisque c'est l'empereur qui nommait les évêques (il convoquait également les conciles, décidait avec les « pères conciliaires » des dogmes et veillait à ce que ceux que les conciles déclaraient hérétiques soient poursuivis et exécutés).
Selon certains, le dogme chrétien tout entier aurait été fixé par un empereur et deux impératrices et leurs aumôniers.
Cela n'est pas invraisemblable.
Et c'est sans doute à cela que le christianisme doit certains de ses éléments qui permettent de s'en libérer, éléments que ne contient pas l'Islam notamment, religion obsessionnelle dont on ne peut s'affranchir tant elle est liberticide.
J'ai toujours trouvé que Lazare avait un aspect simiesque : peut-être, dès l'origine ou presque, cette représentation de lui, usée par les millénaires, révèle-t-elle le caractère fondamental que doit posséder tout évêque pour accéder à cette « haute » fonction.

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