lundi 15 octobre 2012

Le « roi » Christine de Suède

Je viens de suivre avec intérêt l'épisode de la série « Secrets d'histoire » consacré au « roi » Christine de Suèderoi » est son titre officiel).
J'ai passé devant sa tombe dans la crypte du Vatican (photo ci-dessus).
(Les guides sont si convaincus que tous ceux qui visitent Saint-Pierre de Rome et le Vatican sont des croyants catholiques confits en dévotions malsaines comme eux qu'ils vous entraînent à coup sûr devant le tombeau qui est en vedette à l'heure actuelle dans cette crypte, à savoir le tombeau du surévalué Jean-Paul II, le pape polonais.
 La tombe du « roi » Christine est voisine, on ne peut donc la manquer jusqu'à la mort du prochain « saint » pape.
J'avais dit à mes compagnes et compagnons de voyage que c'était une tombe « politique » car la vie de Christine avait été si scandaleuse qu'une telle pécheresse n'aurait pas dû normalement être inhumée parmi les papes : elle ne l'a été que parce qu'elle avait abjuré le protestantisme de son père et de la dynastie des Wasa de Suède et qu'elle s'était convertie au catholicisme.
Il faut dire que la plupart des papes parmi lesquels elle repose n'ont pas mené une vie plus édifiante que la sienne (la plupart ont été des assassins -au nom du Christ, paradoxalement- et tous ont été des voleurs).
Et ils ont  tous trahi le message de Jésus-Christ.
L'épisode de « Secrets d'histoire » m'a rendu Christine plus sympathique (infiniment plus que n'importe quel pape) quand j'y ai appris qu'elle avait écrit à Louis XIV sa désapprobation de la Révocation de l'Édit de Nantes et des massacres qui avaient suivi en soulignant à celui-ci que Jésus-Christ avait fondé sa religion sans recourir aux armées, à la violence et aux massacres.
(Erreur ! Jésus-Christ n'a pas fondé de religion mais on le faisait croire à tous à l'époque sous peine du bûcher ; le véritable fondateur du christianisme est l'empereur Constantin, indéniablement, qui a « formaté » le christianisme à l'image violente, meurtrière, de l'empire romain afin de perpétuer celui-ci).
Je crois donc maintenant que le « roi » Christine mériterait que sa tombe soit loin des lieux ignobles et mal famés où on l'a placée.
L'inscription latine de cette tombe (voir ci-dessous) -où on la proclame mensongèrement, en latin, « reine des Goths, des Suédois et des Vandales » alors qu'elle n'était « roi » que de la Suède- s'explique si on la replace dans cette perspective de l'Église de Rome comme continuatrice de l'empire romain, mettant au service de celui-ci les Barbares qui l'envahissent.



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