jeudi 29 octobre 2009

Vous me plûtes, bel œil

Il y a longtemps que je ne vous avais présenté un œil.
En voici un dont les iridescences sont spéciales, n'est-ce pas?
Par ailleurs, j'avais ce poème d'Alphonse Allais où l'on se moque du subjonctif (oui, tous ceux que vous allez lire existent) qui attendait depuis très longtemps de vous être présenté.
On y parle de «voir» et de l'amour qui naît de cette vision.
Le prétexte est trouvé.
Voilà l'œil en haut, et voici le poème qui l'accompagne. Ce n'est pas un poème lyrique, il ne saurait faire couler une seule larme de l'œil qu'il accompagne, ni de l'un des vôtres:

Complainte amoureuse

Oui dès l'instant que je vous vis

Beauté féroce, vous me plûtes

De l'amour qu'en vos yeux je pris

Sur-le-champ vous vous aperçûtes

Ah ! Fallait-il que je vous visse

Fallait-il que vous me plussiez

Qu'ingénument je vous le disse

Qu'avec orgueil vous vous tussiez

Fallait-il que je vous aimasse

Que vous me désespérassiez

Et qu'enfin je m'opiniâtrasse

Et que je vous idolâtrasse

Pour que vous m'assassinassiez

1 commentaire:

Anonyme a dit…

J'aimerais bien connaitre la référence littéraire de ce poème.

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