mercredi 6 mai 2009

«La tragédie seule connaît le secret de l'existence. Ce secret est que la vie ne suffit pas.»


C'est le «Sarcophage des Muses» du Musée du Louvre.
Elles sont toutes là et celle de la tragédie, Melpomène,
est sans doute la deuxième à partir de la gauche
(je la représente seule ci-dessous).

Mais toutes peuvent nous permettre de trouver le secret
dont il est question dans cette note.

Je cherchais hier une phrase qu'on avait effacée de l'un des murs du Pavillon des Arts de l'UQAC. C'est M. Dario Larouche, rédacteur du blogue « Les Clapotis d'un yoyo » (cliquez pour y être et son adresse est dans ma colonne de droite dans les «blogues conseillés») -que je consulte presque chaque jour et qui est d'un grand intérêt pour qui s'intéresse au théâtre en général et à ses manifestations au Saguenay-Lac-Saint-Jean-, qui me la rappelle (d'ailleurs il s'agit de plusieurs phrases).
Elles sont d'Howard Barker :


La tragédie seule connaît le secret de l'existence. Ce secret est que la vie ne suffit pas. Nous ne pouvons tolérer longtemps ce secret. C'est un secret que l'on découvre seulement dans un endroit dont le but existentiel est le secret, qui est l'apothéose du secret, où tous ceux qui bougent et qui jouent sont consumés par le secret. Cet endroit, c'est LE THÉÂTRE.

Pour ma part je crois que ce secret se révèle aussi dans l'art en général (peinture, sculpture, cinéma, danse, musique, etc.) et dans la littérature en particulier (puisque c'est là que, par dilection, je l'y trouve) mais la passion est si évidente dans les paroles d'Howard Barker qu'on ne peut qu'adhérer à ce qu'il écrit.
J'ajoute que je trouve très malheureux que l'on ait effacé ces phrases du mur du Pavillon des Arts de l'UQAC, où elle faisait réfléchir tous ceux qui passaient devant au rôle fondamental de l'art.

Une Melpomène du Louvre. Le masque qu'elle tient
à la main a quelque chose à voir avec la révélation du secret:
la Muse «démasque».

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