dimanche 25 mai 2008

Le Soleil ni la mort


Un œil (je vous rappelle mon obsession pour les yeux) d'Escher (à droite) ce soir qui me rappelle, sans que je sache vraiment pourquoi (mais regardez bien la pupille de cet œil), cette maxime de La Rochefoucauld (à gauche) :

« Le Soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement. »

Laquelle s'inspire étroitement de la maxime d'Héraclite (à droite en bas) :


« Le Soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face. »

On crierait aujourd'hui à un viol du droit d'auteurs et à la tricherie (s'il s'agissait d'un travail d'étudiant ou de l'article d'un chercheur) mais chez les écrivains classiques français (dont fait partie La Rochefoucauld) la reformulation en langue moderne d'une formule ou d'un vers écrits jadis en grec ou en latin était un devoir (tout a été dit, tout a été fait) et un hommage à l'éternité de la vérité qu'il s'agissait de faire éclater à nouveau dans un idiome où elle ne l'avait jamais fait.
Il ne s'agissait pas d'un viol ou d'un vol.

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